Le ton est donné. Les gamins, la télé, la climatisation, les indécis, les strings : rien ni personne, aucun genre d'humain, aucune réalité n'échappe au tableau musical de Romain Lateltin.
Dans un style incisif et rimé, les paroles de cet opus laisse une belle place à l'accompagnement.
La guitare et les voix, les bruits et les impros (car il y a bien quelque chose de spontané qui se cache dans ce 3è album) prennent parfois le pinceau de l'artiste pour rajouter des touches de musique colorées par-ci par-là. L'album ne donne pas seulement une place d'honneur à l'imagination des musiciens mais aussi à celle du public. De longues intro sans parole, des silences, des plages totalement instrumentales ( "le formatage a échoué"). Comme si, avant d'écouter la suite des ses bavardages, le râleur nous demandait "vous êtes sûr de vouloir continuer?, réfléchissez- y!"
Emporté dans le récit de cet "imbuvable" et "insupportable" râleur, on oublierait presque que derrière l'humour cinglant et l'autodérision ( "j'ai même pas trouvé de refrain"!), se cache un réalisme véritable. Romain Lateltin dépeint des profils (le misanthrope, le tiède, le méprisant) et des situations vraies qui parlent à tous. Et comme pour donner l'occasion d'y réfléchir, une parenthèse instrumentale (" la plénitude acte I") offre une pause juste avant la fin de l'album. Entre mélodies naïves et bruitages recherchés, cette histoire est un vrai sketch ironique sur la râlerie. Bruits de bouches, claquements de langues, onomatopées jazzy, intrusions parlées. La richesse sonore du Râleur made in France ( sorti en mars 2009) dessine un sourire sur les lèvres de celui qui écoute le râleur râler. Mais, et comme tous les râleurs qui se respectent, la fin de l'album n'est pas la fin du râleur. Les dernières paroles ramènent aux premières: "J'en ai marre!", comme la clé de l'album! Voilà enfin un râleur qu'on aime entendre râler. Un album intelligemment décalé.
Ce Lyonnais de 30 ans jongle avec les mots et les notes depuis qu’il a seize ans. Hélas, complètement inconnu, Romain n’est diffusé que sur les radios indépendantes ; ce qui est bien regrettable. Pourtant très apprécié par ses pairs, Romain Lateltin est invité à jouer en première partie de grosses pointures telles que Raphaël, Diane Tell, Benjamin Biolay, entre autres. C’est en octobre 2003 que sort son premier album « A l’intérieur de soi-même ». Cet elpee est conceptuel. Il raconte l'histoire d'un personnage qui est prétentieux et libertin. En janvier 2006, il embraie par « Elle veut de l'homme », le récit d'une femme trentenaire rencontrant quelques problèmes avec la gent masculine. Octobre 2007, paraît l’Ep 3 titres « Le misogyne », en attendant l’opus suivant, initialement prévu pour Octobre 2008. Mais ce n’est qu’en février 2009 qu’il publie « Le râleur made in France » (c’est le 3ème album en 5 ans), un long playing coécrit en compagnie de Fred Gayot, toujours conceptuel qui, à l’instar d’un spectacle de rue, décrit des personnages atypiques, comme le misogyne, le râleur made in France…
Ceux-ci, de par leur décalage, tentent de changer le scénario de leur vie, de ne pas être formatés. D’excellente facture, les 11 plages sont distrayantes, drôles, émouvantes, vraies. Avec son humour décalé, une excellente guitare, des carillons, son ukulélé et ses textes parfois décapants, Romain nous emmène dans son petit théâtre de personnages bien originaux. Dans cette œuvre, tout est bon, notamment « Chaleur c'est bonheur » à écouter en essayant de ne pas rire ou encore « Je dis oui, je dis non » musicalement très riche. Bref, original et frais, « Le râleur made in France » constitue sûrement l'un des meilleurs albums de chanson française, paru récemment. A noter également, une pochette complètement ringarde, qui correspond tout à fait à l’humour de son auteur.
Chanson multi-facettes aux instruments ravis où le verbe est moqueur sans être venimeux, impertinence légère et humour décalé sur des mélodies fraîches, enjouées et sensibles. Onze instants de plaisirs authentiques à déguster d'urgence !
L’utilisation du ukulélé en certaines occasions peut le rapprocher de Thomas Fersen, mais là s’arrête la comparaison. Sa richesse musicale lui permet même d’explorer le reggae, sur « Je dis oui comme je dis non ».
Le râleur made in France est un autre album concept (l’histoire d’un misogyne) rempli d’humour et de joie de vivre. En plus, c’est un court album de 32 minutes qui s’écoute à merveille d’un trait tout en nous faisant sourire.
Le premier extrait du CD est « Le misogyne ». Dans « Chaleur, c’est bonheur », il favorise le réchauffement climatique, car « pour déshabiller les femmes c’est plus pratique ».Encore une fois, Lateltin réussit à nous séduire avec des mélodies accrocheuses à souhait. Un autre très bon album de ce gars au talent sans bornes. (octobre 2009)
Chanson multi-facettes aux instruments ravis où le verbe est moqueur sans être venimeux, impertinence légère et humour décalé sur des mélodies fraîches, enjouées et sensibles.
Onze instants de plaisirs authentiques à déguster d'urgence !
Et pourtant, faussement démodé, volontairement à contre courant, le jeune râleur made in France, artiste indépendant et sans label, n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il s’agit là de son troisième opus !
Puisqu’il n’a rien à perdre, il peut se permettre d’être à la fois drôle, grinçant et poétique. Entre chroniques du quotidien et portraits acidulés du français moyen, Romain Lateltin joue la carte de la dérision avec un talent surprenant. Il se met en scène dans la peau du sinistre gaulois misogyne et égoïste. Il ne s’épargne aucun défaut et ça le rend d’autant plus attachant. Il va jusqu’à s’avouer une passion pour Louis de Funès. Mais Romain comme le célèbre gendarme de St Tropez n’ont-ils pas en commun un certain talent clownesque ?
Ce qui semble évident à l’écoute de cet album, c’est que comme le dit sa chanson, effectivement le formatage a échoué. Et c’est presque par hasard que ces chansons s’inscrivent dans le registre de l’actuelle scène française. Romain semble avant tout créer la musique qu’il aime et il la présente de façon théâtrale, comme bon lui chante ! On lui souhaite de garder longtemps cette liberté créative.
Mais un râleur attachant, qui se met en scène avec humour. Ou qui parle du réchauffement de la planète avec une désinvolture irritante dans l’excellentissime « Chaleur c’est bonheur ». Ou encore qui fait son misogyne pour mieux attendrir la gent féminine.
Ou même qui se dépeint en fan de Louis De Funès ! Adepte des albums concepts, Romain ne déroge pas à la règle qu’il s’est lui-même fixé : nous surprendre, nous faire sourire, et en définitive nous divertir. C’est réussi l‘ami.
Un concept album à la fois décalé et humoristique dans lequel il a fait le pari d’adopter un ton plus acoustique mais toujours aussi caustique …
Les premières parties de Raphaël, de Benjamin Biolay ou encore de Diane Tell auront permis à ce multi-instrumentiste avéré de se faire remarquer par le public et c’est en se faisant accompagner de Christian Morfin aux guitares et aux basses et de Thierry Chanat aux basses et aux claviers qu’il a appréhendé ce nouvel effort comme le prolongement du premier, « A l’intérieur de soi-même » ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Imprévisible, incontrôlable, Romain Lateltin se met en scène comme divers personnages quelque peu récalcitrants réunis pour créer tous ensemble « Le râleur made in France » … Tout un programme !
Si le refus du formatage et des institutions est le fil conducteur de ce nouvel album, Romain Lateltin s’efforce à chaque instant de respecter les convenances pour ce qui est de façonner des mélodies délicatement sensuelles et formidablement attractives.
A grand renfort de flûtes, de ukulélés, de trompettes, de carillons et de percussions mais aussi de guitares et de claviers, l’artiste porte vers des sommets inattendus des textes dans lesquels il met une grande part de lui-même, des textes à la fois tendres et contestataires, un peu comme s’ils émanaient d’un râleur né qui cacherait sous sa carapace de dur à cuire un véritable cœur d’artichaut !
On part bille en tête avec le tittle track qui ne manque pas de brosser les contours du tableau puis on se laisse aller à des chansons empreintes de quelques hésitations, voire même de quelques doutes, des morceaux comme « Je dis oui comme je dis non », « Le clown de ma jeunesse » ou « Changer de scénario » …
Le ton virulent adopté au départ laisse peu à peu place à beaucoup de délicatesse, faisant de cet album un ouvrage fabuleusement à l’échelle humaine et rendant son créateur encore plus sympathique qu’il ne l’était déjà grâce à ses deux précédents efforts ! Dépassant de la tête et des épaules le cap de la chanson française à vocation récréative, Romain Lateltin nous fait le coup de l’album plein de délicatesse et de franchise, de quoi casser définitivement le mythe du « Râleur made in France » en quelque sorte … Sacré bonhomme !
D'abord sur la pochette, il faut bien le dire, le chapeau clac lui sied à merveille!
Ensuite, que ce soit voulu ou non, ça lui donne un petit air de Jack l'Eventreur, mais au demeurant plutôt sympathique, petit sourire narquois en prime, ou même l'allure d'un Monsieur Loyal en goguette, sorte de troubadour conteur d'histoires ...Troubadour, Romain Lateltin, auteur-compositeur Lyonnais de 29 ans, l'est forcément dans l'âme .
Sa spécialité ? L'album conceptuel, à écouter impérativement dans sa chronologie, et qui raconte l'histoire d'un personnage inventé, auquel chacun pourra s'identifier...
Pour son premier opus « A l'intérieur de soi-même », au visuel carrément homo-érotique représentant un garçon nu de dos (peut-être Romain lui-même), le personnage central était un homme fier de ses fesses, prétentieux, libertin et excessif, mais pour lequel tout allait basculer.
Le second, « Elle veut de l'homme », brossait quant à lui, le portrait d'une pucelle de 30 ans.Pas besoin d'en dire beaucoup plus pour que tu comprennes que le côté décalé provoc', l'esprit de dérision, et le choix des sujets « brut de décoffrage » de Romain sont un véritable délice, auquel on se laisse prendre sans aucune réticence.
Difficile de dire à quel degré ses contines sont autobiographiques, toujours est-il que notre joyeux drille est de retour avec un troisième opus « Le râleur made in France », l'histoire d'un misogyne un peu transparent, qui souhaite devenir dérangeant (Un Jack l'Eventreur en devenir peut-être...)
Entouré de Thierry Chanat au piano et à la programmation, et Christian Morfin à la guitare et au son, Romain écrit et compose quasiment tout, créant une nouvelle forme de chanson française, colorée de touches électro .Misogyne, premier extrait de l'album à paraître début 2009, est justement écrit par un autre, à savoir Frédéric Gayot. Les textes sont piquants, la mélodie entêtante, et les petits bruitages, entre onomatopée et beat-box sont complètement jouissifs, à l'image du contenu du reste de l'album.
Humour, dérision, sensualité, atmosphères cinématographiques, cartoon, ukulélé et festives ( « Chaleur, c'est bonheur », l'hymne comico-anti-écolo à ne surtout pas mettre en pratique) sont au rendez-vous sur cette galette à consommer sans modération !Si tu aimes Thomas Dutronc, Bénabar, Anaîs, Doriand, ou même "Jack the Ripper" pour la voix, et le côté crooner dandy jazzy, il y a de grandes chances que tu aimes aussi Romain Lateltin , un nom à retenir !